Road N Troll

Refaire une photo 30 plus tard

C'était notre première semaine de vacances, depuis des années d'ailleurs, l'heure du retour sonnait : quitter l'Auvergne et revenir sur nos terres bretonnes.  
 

Six heures d'autoroute et de nationales nous attendaient pour relier ces deux régions : autant dire que le cœur n'y était pas ! C'est à ce moment-là que notre histoire de road trip a débuté.  Nous sommes sortis des grands axes et avons tracé une route au fil de l'eau, ou plutôt de l'asphalte et de la campagne, au gré de l'inspiration de l'instant et de nos envies.  Notre voyage a pris douze heures mais quel périple mémorable !

Sur la route, nous découvrions des villages mal connus, des villes plus renommées... Et c'est en construisant instinctivement ce circuit que nous avons transité par Angoulême : Yann y était né et parti à l'âge de 3 ans, c'était l'occasion de connaître rapidement l'ambiance de cette ville dont il n'avait pas conservé la mémoire à son âge, faute de n'avoir pas encore pu développer son réseau de neurones dans sa "carte mère"...

Arrivés sur place, nous avons fait halte une petite demi-heure en nous émerveillant des œuvres d'art dessinées sur les murs, en trompe-l'œil. Nous nous sommes  promis d'y revenir, car la frustration était trop grande de devoir repartir si vite.

Aussi, pour notre road trip de cet été (3 400kms en France et en Espagne) nous avons ainsi planifié une étape à Angoulême. Quand Catherine, la mère de Yann, l'a appris, elle nous a envoyé une photo datant d'environ 34 ans :

Catherine : "Souvenirs ... Angoulême. Tu pourras refaire la même si la main existe encore ..."

Catherine : "Souvenirs ... Angoulême. Tu pourras refaire la même si la main existe encore ..."

Le message l'accompagnant nous mettait au défi de refaire la même photo !


Notre premier réflexe a, bien entendu, été de rechercher à distance les lieux sur Google. La recherche de la statue de cette main ne donnant rien à Angoulême, nous nous sommes concentrés sur l'organisation du road en pensant que nous aurions tout le temps de nous pencher sur la question une fois sur place. 

Nous sommes arrivés le 20 juillet à Angoulême :

 

Une fois passée la déception sur le choix de l'hôtel,  nous sommes partis en quête d'un restaurant dans le centre-ville. L'ambiance y était estivale, les terrasses animées dans une atmosphère festive. Nous avons retenu le LIEU-DIT pour dîner  : une découverte surprenante, un menu gastronomique prodigieux, un accueil chaleureux, une ambiance et une "déco" si saisissantes et si remarquables ! Les mots ne peuvent vraiment qu'être élogieux et enthousiastes.

Le lendemain, nous sommes partis à la recherche de cette fameuse statue. Au cours de notre déjeuner, nous rivalisions d'inventivité quant à la combinaison des termes-clés à utiliser dans le meilleur moteur de recherche. La veille au soir, à certains détails observés, nous avions cru trouver la place... mais sans la main.  Que s'était-il passé pour qu'une œuvre originale disparaisse ainsi de ce fameux logiciel de requête ?


Yann a eu alors l'idée de tenter une combinaison avec le mot "oiseau". Si vous regardez bien la photo, on aperçoit effectivement une hirondelle juchée au sommet d'une colonne.  Jackpot ! Nous lisons en diagonale un article qui nous indique la localisation de la statue de l'hirondelle, et non pas de LA main mais des deux mains constituant l'œuvre originale !

Grand-Angoulême : en route pour un safari urbain,  pour la chasse au trésor !

"Les oiseaux en bronze", imaginés par François-Xavier Lalanne  et représentant des hirondelles, ont été installés place Saint-Martial et place Marengo en mars 1980. La "madeleine" de Proust ravive des souvenirs bien enfouis dans la mémoire de la famille.

Vingt ans plus tard, en 2000, lorsque la place Saint-Martial a été réaménagée, les hirondelles se sont envolées vers d’autres perchoirs : le Jardin Vert d'Angoulême, racheté au marquis de Mallet en 1980, est complété par un jardin de sculptures qui accueille désormais l’oiseau juché sur une colonne, ainsi que les deux mains de pierre qui faisaient partie de l’installation initiale"

Charente Libre

Tout heureux et excités à l'idée de résoudre l'énigme, nous nous sommes précipités sur le GPS pour rentrer la... mauvaise adresse... ! Sous le coup de la déception de ne rien y trouver, nous avons pris le temps de relire consciencieusement l'article... Nous étions déjà à côté du jardin vert !

La conclusion de notre histoire est ici, en vidéo

À la prochaine sur notre chaîne et sur notre blog !

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